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Tome second.
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'4* HISTOIRE

donc insensé , Sc contre la nature des choses, de chercher dansl’infini ce qui est l’eíTence du fini. Ces difficultés, ces incerti-tudes de Képler prouvent ce que nous avons avancé, lorsquenous avons parlé d’Aristarque Sc de son idée de la distanceinfinie des étoiles (a). Si un grand homme comme Képler , siune tête philosophique a tant de peine à admettre l’infini danstoute son étendue , Sc dans fa vérité, après avoir été cepen-dant précédé d’Aristarque Sc de Copernic, les deux premiersapôtres connus de i’infini, combien cette idée a-t-elle été diffi-cile à imaginer , puisqu’elle est si difficile à recevoir ! Nous n’ysommes parvenus que par extension , en devenant plus hardis,Sc en convenant de bonne foi qu’il est bien des choses dela nature que nous ne concevrons jamais, pour lesquelles ilnous manque des sens, Sc qui existent à notre égard commeles sons Sc les couleurs existent pour les sourds Sc pour lesaveugles.

§. XXVII.

Képler, développant la pensée de Tycho, que ces étoilesnouvelles étoienc produites Je la matière céleste, de la matièrecondensée de l’éther, donne à ces idées la tournure philoso-phique que Tycho ne s’étoit pas embarrassé de leur donner. S’ilse trompe comme lui, c’est en homme plus éclairé fur la phy-sique ; ses vues font grandes, générales , Sc ses erreurs fontmêlées à des vérités.

Nous avons déjà parlé de la couronne lumineuse qui enve-loppe le soleil dans ses éclipses totales. Naples vit ainsi cetastre couvert par la lune au mois d’Oétobre 1605. Képlerattribuoit cet esset à des parties plus denses de l’éther, amassées

(s) Su^rà, fomel) p. 14,

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