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une exactitude plus grande, il fie des efforts incroyables. Leslogarithmes n’étoient pas inventés, le calcul n’étoit pas alorssi facile qu’il Test aujourd’hui. Chacun de ces calculs occupe dixpages in-folio ; il les répéta jusqu'à 70 fois : 70 calculs font donc700 pages. Les calculateurs savent combien on fait de fautes ,combien il faut recommencer, 8 c le tems qu exigent 700 pagesde calcul (a). Cet homme étoit étonnant, son génie n’étoitpoint rebuté de ces recherches minutieuses &. pesantes, Lc cesrecherches n’ufoient point son génie.
Avec ces élémens , Képler calcula douze observations deMars opposé au soleil, faites par Tycho lui-même, 8 c iïmontra que ces observations étoient beaucoup mieux repré-sentées lorfqu’on les rapportoit au lieu vrai, que Iorfqu’on lesrapportoit au lieu moyen du soleil : sa méthodé étoit doncpréférable ; elle approchoit plus de la vérité, 8 c fauteur l’em-portoit fur Tycho. Mais Képler étoit trop grand pour ne luipas rendre justice ; il déclare qu’u n excellent observateur teîque Tycho, est un présent de la bonté divine pour la perfec-tion de l’astronomie, Sc que la reconnoissance de ses successeursdoit être d’établir des théories aussi bonnes que ses observa-tions (b).
Cette méthode ne suffifoi t pas cependant encore : en repré-sentant la longitude de Mars à deux minutes près , elle nereprésentoit pas la latitude, à moins qu’011 ne partageât l’ex-centricité de la terre en deux , 8 c alors la longitude n’étoitplus représentée qu’avec des erreurs de huit minutes. Si Képler,comme il le dit lui-même , eût négligé cette erreur, fasìro-nomie arrêtée n’eût plus fait aucun progrès entre ses mains (c).
{a) ln stellam Martis > Cap. XVI »P a g-
{b) Ibid. c. XVIII & XIX. p. 108 & 11 j.(c) Ibid. C. XIX, p. IJJ.