HISTOIRE
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du soleil fut motivée par la force que Képler appercevoic danscet astre. « Je sens, difoit-il qu'o n peut tirer de la lune, qui,, se meut autour de la terre, une objection du même genre» que celle que j’oppofe à Tycho ; mais j’aime mieux per-„ mettre à la lune de suivre 6c d’envelopper notre globe en„ vertu d’une parenté particulière , que de transporter à la,, terre la faculté de mouvoir le soleil, chargé de toutes les,, planètes qu’il enchaîne 6c qu’il retient par fa force prépon-« dérante (a).
H. XXXIX.
Une belle idée, c’est la comparaison que Képler établitaussi - tôt entre cette vertu motrice du soleil . 6c la lumière ;Tune 6c l’autre se transportent instantanément à de grandesdistances, toutes deux agissent en ligne droite , la vertu mo-trice est plus active 6c plus forte, comme la lumière est plusserrée 6c plus dense à un moindre éloignement. Cette compa-raison va lui fournir l’estimation de la vertu motrice , 6c onpeut s’étonner de le voir approcher la vraie mesure, sans l'at-teindre , ni l’appercevoir. La lumière s’affoiblit en s’éloignantdu corps lumineux ; elle se propage en rayons divergens, quiforment des cônes dont la base va toujours en s’élargissant,6c où la même quantité de lumière , occupant de plus grandsespaces, a moins de vivacité 6c de force. Le contour de cesbases circulaires augmente comme les distances au point lumi-neux ; Képler croit que la lumière diminue dans la mêmeraison : il conçoit que la vertu motrice se répand comme ellepar des rayons divergens, s’affoiblit en embrassant plus d’espace.6c enfin diminue en raison de l'augmentation de la distance.
(a) Irí siellam Martis , Cap. XXXIII, p. 170.