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parcourent plus d’efpace en moins de stems, elle est donc auffiproportionnelle à la vitesse. La grandeur, ou plutôt la massedes corps , leur vitesse, voilà les élémens de la force, les effetsou les signes sensibles "par lesquels ce mécanisme inconnu sedévoile à nos yeux.
§. x l y.
Képler , quoiqu’il eût l’esprit très - métaphysique , n avoirpeut-être pas des notions si nettes du mouvement Lc de laforce. Nous les avons réunies pour les présenter à la fois ôc leséclairer l’un par l’autre. Cependant il sentoit que les planètesse mouvoient inégalement, il les voyoit perdre de leur vîteíle,en augmentant leur distance au soleil ; il en attribuoit la causeà la diminution de la force émanée de cet astre. II mesuroitcette diminution de force, cette perte de vîteíle par l’aug-mentation de distance ; une distance double donnoit une forceÔC une vitesse une fois plus petite. Cette hypothèse le con-duisit à une grande découverte. II imagina qu’en sommant lesdistances , en prenant ensemble toutes celles qui avoient eulieu dans un intervalle , il auroit la somme des vitesses ; maisles vitesses, nous l’avons dit, font représentées par la grandeurdes arcs , ou des angles décrits autour du centre y en temségaux. II falloit donc comparer ces arcs , décrits par les pla-nètes, à la somme de toutes les distances qu’elles avoient euesdans le même tems. Cette comparaison lui parut difficile, ôccomme les difficultés aiguisent le génie Sc amenent l’invention,il imagina de substituer les aires au tems.
Les aires ne signifient proprement que les surfaces. L’aired’un secteur de cercle, c’est l’efpace enfermé entre deux rayonsmenés du centre, Sc Tare qu’ils embrassent. II est aisé de voirque dans le cercle lorsque les arcs font égaux, les secteurs le