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Tome second.
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94 HISTOIRE

le monde n’a de pur que la vérité dans le ciel, Lc la vertu furla terre.

§. X I.

Un des plus grands services que Galilée ait rendu à l’astro-nomie , c’est de lui avoir fourni une nouvelle preuve Sc unedémonstration du système de Copernic. Parmi les planètes lesplus éloignées , Saturne , Jupiter Lc Mars , dans les deux sys-tèmes , ossriroient à peu près les mêmes apparences ; ellesseroient toujours presque également éclairées à cause de leurdistance, soit qu’elles tournaslént autour du Soleil, soit qu’elleseussent la Terre pour centre de leur mouvement. Mais les deuxplus petites, Vénus Sc Mercure, fi elles tournent autour de laTerre, en luivant pas à pas le Soleil, ne peuvent jamais paroîtreque pleines, st elles font au-delà; presque toujours noires Stobscures, si elles font en-deçà , Sc à peine avec un croissanttrès-délié de lumière, lorsqu’elles s’éloignent vers la droite oula gauche du Soleil. Dans le système de Copernic au contraire,où elles tournent autour de cet astre, elles doivent montrertantôt un disque plein , tantôt un disque cbícur, St toutes lesphases intermédiaires que l’on observe dans les changemensde la Lune depuis ion foible croissant jufqu’à la lumière pleineSc entiere. Copernic avoit osé annoncer que si notre organeavoit la faculté de voir ces deux petites planètes comme nousvoyons notre satellite, on verroit queues subiílent les mêmesvariations. L’organe reçut cette faculté des mains du hasard ,Sc Galilée vit ces phases; il les observa distinctement se suc-céder les unes aux autres. Les anciens Egyptiens avoient bienconnu ce mouvement de Vénus Sc de Mercure autour duSoleil; mais chez eux ce n’étoit qu'u n système vraisemblable,une combinaison établie sur certaines apparences Sc fur la