DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 9-
s’ouvre pour recevoir plus de rayons , lorsque la lumière estfoible ; elle se récrée!c pour tempérer l'éclat d’un jour troj*vif: en même tems elle s’applatit, le fond s’approche poticatteindre le point de réunion des rayons trop convergens dpartis d’objets éloignés ; l’œil s’allonge , le fond s’éloigne povw:suivre les rayons moins convergens qui vont se réunir au-delàíde la rétine. Les presbites, dont l’œil est conformé pour voirde loin , voyent mal , par trop de divergence , les objetsproches ; alors ils usent de verres convexes, ou d’une loupsqui diminue cette divergence. Les miopes au contraire , ou lesvues courtes , voyent mal les objets un peu distans , parcsqu’il n’y a pas assez de divergence; c’est pourquoi ils se serventd’un verre concave qui disperse les rayons, & leur donne 1®degré de divergence nécessaire pour la vision distincte. Le verreobjectif (a) d’un télescope est une loupe tournée vers les objet*célestes ou vers les objets terrestres éloignés. La plupart dsces objets font assez loin pour que les rayons n’ayent presqueplus de divergence, & puissent être regardés comme parallèles:alors le verre, la loupe les rend si convergens, que l’objet n®peut être vu distinctement par un œil placé au foyer ; mais S.l’œil fe place avant le foyer , où réside cet excès de conver-gence, s’il fe sert comme les miopes, d’un verre concave, quidisperse les rayons , il donne à ces rayons la disposition néces-saire pour opérer la vision distincte ; c’est ce qui arrive dans letélescope de Hollande ou de Galilée.
§. X I Y.
Telle étoit la construction fournie par le hasard, & devinée
vers l’objet fc nomme l'objectif, celui prè*duquel on applique l'ceil fc nomme l’oculaire.
Nij
(a) Dans une lunette composée ordinai-rement de deux verres, celui qui est tourne