HISTOIRE
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révolutions des planètes démontroit la différence de leur de n -lité. II établit que le soleil est de tous les corps le plus dense ;ceux qui le font le plus après lui, font rangés le plus près delui ; & comme il vouloit toujours rendre les grandes véritésfamilières, il cherche dans la nature terrestre, que nous pou-vons peser avec la main, des exemples de ces différences ôcde ces rapports des densités. II compare Saturne au diamant,Jupiter à 1 ‘aimant, Mars au fer, la Terre à l’argent, Vénus auplomb , Mercure au vif-argent, Le le Soleil, qui est le pluslourd, & , selon lui, le plus dense des astres, à l’or, le pluspesant comme le plus précieux des métaux (a). Cet ordre desdensités (b) des planètes est'presque le véritable. Les planètes lesplus éloignées font celles qui renferment le moins de matière»relativement à leur volume : le soleil que Képler croyoit leplus dense , est le seul qui s’écarte de la réglé qu’il osa luiprescrire. Cette réglé étoit fondée fur l’hypothèfe fi naturelle,que les corps les plus lourds dévoient être rangés le plus prèsdu centre. Mais souvent ce qui semble naturel nous trompe.Le tems n’étoit pas venu de pénétrer ces mystères ; il étoitréservé à Newton de peser les corps célestes Lc d’estimer leurpesanteur relative.
Pour mieux embrasser tout, Képler vouloir tout classer ; ilpartageoit l’univers en trois régions principales : la premiere estcelle qu’occupe le corps du Soleil, sphere dont le rayon estégal, selon lui, à quinze fois celui de la Terre : la secondes’étend depuis le Soleil jufqu'à Saturne , embrassant tous lescorps mobiles par un rayon de 30000 demi-diametres : enfin
(a) Epitom. j 4 stronom. Coper ., pag. 487k suiv.
(i) La densité est la cjuantité de matièrerelativement à un volume donné. De deux*orps qui om le même volume, si l'un pess
le double de l'autre, il renferme une foisplus de matière, il est une fois plus dense tsi avec la même pesanteur, il a une soisplus de volume , il est une fois moinsdense.