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histoire
observés forme donc une fuite d’angles, qui peuvent être tra-versés par une route droite comme par une route circulaire.Dès qu’on ne connoît pas exactement les distances des comètes,il y a beaucoup de cas où l’on ne pourroit pas décider entreces deux routes. Mais lorfqu’au moyen de la parallaxe la lon-gueur des distances est bien connue, leur inégalité manifestela courbure de la route. Un certain Habrechtus , philosopheÔc Médecin, objectoit à Képler que les anciens avoient dis-tingué les mouvemens rectilignes des circulaires , attribuantles premiers aux choses terrestres , les seconds aux chosescélestes. Képler lui répond que les anciens avoient fait ausiìles comètes fublunaires , ce qui est démontré faux par lesobservations modernes ; que les anciens avoient fait les cieuxsolides, dont le cours des comètes en tout sens a prouvé l’im-poíîìbilité. Si l’on est forcé d’abandonner ces deux opinions desanciens , on peut bien abandonner leur distinction fur l’emploides deux mouvemens de nature différente (a). Habrechtus de-mandoit si par ce mouvement rectiligne une comete pourroitparoître décrire le zodiaque, comme on l’affùroit d’une cometequi avoit paru avant le déluge. Képler , fans croire au faitappuyé fur le témoignage douteux de quelques auteurs Arabes,l’explique ingénieusement, en supposant que la route rectilignede la comete est perpendiculaire au plan de l’écliptique , ôcpasse au-dedans du cercle de la terre (b) ; ôc la terre tournantautour de la comete, qui ne íe meut qu’en hauteur, la verroitparcourir ea apparence le zodiaque autour d’elle.
§. XXIX.
Képler établit toute la théorie des planètes fur cette fup-
(û) Képler, de cermiis , pag. 53,
(i) lbid. p. -s.