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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 145

peu lumineuse ; leur figure est irréguliere, variable dans l’étendu®de leur trajet sur le soleil. Tantôt on en voit quarante, cinquanteà la fois , tantôt point du tout. On en a vu d’aussi grosles que laplanète de Vénus ; d’autres avec l’apparence d’un volume auíïiconsidérable que celui de la Terre, qui passeroit sur le Soleil.Leur durée est très-inégale : quelquefois elles disparaissent avantde sortir du disque, ou elles y naissent subitement; d’autres foiselles accomplissent une, ou plusieurs révolutions entieres. Scheinerrevint à la faine opinion de Galilée , que ces apparences ne fontpoint des astres , mais des taches adhérentes au soleil, ou dumoins très-près de fa superficie. On alîìgna même le tems defa rotation d’environ vingt-sept à vingt-huit jours. Pendant queScheiner employoit ses foins Sc ses observations pour établircette vérité, Maupertuis , Flamand , persistoit à regarder cestaches comme des planètes qu’il appeloit Sydera Aujìriaca , dunom de la Maison d’autriche, Sc Tarde, chanoine de Sarlat,faisoit le même honneur à la Maison de Bourbon , en les nom-mant Borbonica Sydera (a).

Le Pere Scheiner est le premier qui ait fait attention à laforme elliptique (b) que le soleil prend en approchant de l’ho-rizon, ou du moins le premier qui en ait donné l’explication.Cet astre, lorsqu’il est prés de se coucher, ou au moment qu’ilvient de se lever, offre une image plus étendue en largeurqu’en hauteur; il a presque la forme d’un œuf placé horizon-talement. Le P. Scheiner ne pensa point que le soleil sut élargidans ce sens, il y reconnut l'effet de la réfraction , qui enélevant davantage le bord inférieur, le rapproche du bord supé-rieur , Sc diminue la hauteur du disque solaire. Ce phénomène

(a) Veidler, p. 45 8 Sc 615. Riccioli , Almag. Tom. I , pag.

{b) Scheiner , Soi eiiipticus, §4.

Tome II.

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