ï)E L’ASTRONOMIE MODERNE. \ 1 )
personnellement attaqué. II écrivit austì contre Gassendi, Le nelui pardonna point d’avoir raison. Gassendi n’en fit pas grandcas ; Le en effet un homme livré à l’astrologie , qui avoitannoncé l’antechrist comme actuellement né, étoit bien dignedes dédains du philosophe.
Mcr’n ne pourroit appartenir réellement à l’histoire de Gas-tronomie que par ses prétentions à la découverte des longi-tudes. Les Hollandois a voie n t promis , dit-on iooooo, &c leIloi d’Eípagne 300000 livres; il en falloit moins pour tenterUn astrologue. II proposa d’observer la hauteur méridienne dela lune , & en même tems la hauteur d’une étoile (u) ; il enconcluoit la longitude &c la latitude de la lune au momentde l’obíervation : Lc comme on peut toujours trouver par lesTables le moment où la lune doit avoir cette longitude Lecette latitude fous un méridien connu , la différence de cesdeux instans donneur la distérence des méridiens èt des lon-gitudes (b). Morin demanda la récompense promise; le cardinalde Richelieu lui nomma des commissaires, qui furent Pascal,Mydorge , Beaugrand , Boulanger Le Hérigone. 11 démontra■sa méthode ; selon lui, les commissaires surent satisfaits ,en ester sa méthode est bonne dans la théorie. Mais lescommissaires rassemblés de nouveau dix jours après , décla-rèrent que Morin n’avoit point de droit au prix , parce quefidée de la méthode ne lui appartenoit pas ; elle avoir déjàété proposée par Gemma Friíìus Le par Képler : Le parce qupl’impersection des Tables de la lune exposant à des erreurs plusgrandes que celles de l’estime des pilotes, la njéthode deveneitimpraticable.
(a) Il íuppofoic que la latitude du lieu au méridien en même tems que la lune,íttnt connue : li elle ne l'étoit pas il prés- (b) Morin, longituainum Scientia .
envoit dc le leivu dune étoile qui p allât Kiccioli, Tom. 11, p. 6i t,