DE L’ASTRONOMIE MODERNE. .213
mêmes. Les étoiles en ont, Sc ces couleurs ne naissent pas dansnotre atmosphère , puisqu’elles ne font pas les mêmes pourtoutes les étoiles. Leur scintillation Sc leur couleur sont doncla preuve d’une lumière propre Sc native (a).
La lune n’est point un miroir, comme les anciens l’avoientcru. Un miroir renvoie une image dans un point unique; Sc sila lune en étoit un , elle promeneroit fur la terre pendant lanuit l’image du íoleil ; elle ne seroit visible que par cetteimage , elle ne le seroit qu’un peu de rems , Se le soleil n’yparoîtroit que comme une petite étoile ; mais la lune est hérisséed’aspérités, elle est raboteuse pour nous renvoyer une lumièreplus étendue (b). C’étoit l’application des mathématiques à lathéorie des miroirs , qui permettoit ces conclusions Sc cespreuves. Hévélius compare les taches claires de la lune auxmontagnes , aux plaines , Sc les taches obscures aux mers Scaux lacs de la terre (c).
§. X I Y.
Cet observateur si exact Sc si attentif, ne consuma pointtant de nuits à considérer la lune Sc ses taches, fans observerle balancement de son globe. Hévélius, par une observationassidue du phénomène de la libration, completta l’explicationcommencée par Galilée. Celui-ci avoit connu deux causes,l une qui naît de la parallaxe , l’autre du changement de lati-tude (d). Hévélius en découvrit une troisième, c’est le mou-vement en longitude.
C’est un phénomène reconnu , que la lune nous présentetoujours la même face. Les anciens astronomes jusqu’à Copernic
(a) Sténographia , p. 38,(á) Ibìd. p. 130.
(r.) Ibid. p. IZ4, m,
(d) Supra, p. 133.