DE L’ASTRONOMïE MODERNE. 233
mais celle des causes avoir déjà fait quelques progrès. Hévélius
sentoit qu’il falloir une observation assidue, des observatoires
multipliés, &c des instrumens perfectionnés. II invitoit les grandsôc les riches à concourir aux progrès de l’astronomie (u) ; ellene marche qu’avec des dépenses ; c’est aux princes à la protéger,c’est aux riches à ouvrir leurs trésors , ôí à employer le superfludu luxe pour enrichir l’esprit humain.
Hévélius observa en 1661 le troisième passage de Mercuresur le Soleil, arrivé depuis l’invention des lunettes ; il le vitfur l'image aggrandie du Soleil, reçue dans une chambre obs-cure. La petiteíle de la planète résonna r Gassendi , qui en 16ztlavoir vue Je premier fur le Soleil, jugea quelle avoit un dia-mètre de 20*; Hévélius trouva ce diamètre de 12" ÔC de 6" 3 "
dans la distance moyenne {b) , ce qui est assez exact. II se servit
eníuite de ce diamètre comme d’un module pour mesurer Jediamètre des autres planètes ÔC des étoiles ; en choisissant les
circonstances où ces astres se trouvoient près de Mercure, aurems de la plus grande digression du Soleil, il les considéroittous à travers une lame de métal, appliquée à la lunette ÔCpercée de différens trous circulaires ; il marquoit chaque ouver-ture, qui circonscrivoit exactement le petit disque d’un de cesastres , Sc les rappoi ta Je grandeur de ces cercles étoient lesrapports de la grandeur des corps célestes. Il crut que les étoilesnommées Rigel, la Chevre , Arcturus étoient égales à Mer-cure (c) , il se trompa ; il pensoit les avoir dépouillées du rayon,nement qui amplifie leur apparence, elles ne l’étoient pas.
§. X X.
A peu près dans ce tems, Mouton, astronome, prêtrt
(a) Hévélius, Mercurius irt fole yifus
(b) Hévélius, i&id. p. 64, 80, 83.
(c) Ibìd, p. 50, ,3.
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