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Tome second.
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DE L’ASTRON O MI E MODERNE. r6z

§. X I.

On fut donc en possession d'une horloge susceptible de la plusfgrande exactitude ; l’homme la fait mouvoir d’un mouvementplus égal que celui des astres. On reconnut la nécessité d’em-ployer chaque jour l’équation du tems inégal du mouvementdu soleil, découverte par Hypparque. Si cette équation n’avoicpas été connue, les pendules l’auroient manifestée ; mais aveccette correction , nous jouissons de la certitude du tems quis’écoule. Dans l'u sage de la vie , avec peu de foin, on douteà peine des minutes , lorsque les anciens, avec leurs clepsidres,doutoient peut-être des heures. Mais dans l'u sage astronomique,en employant les corrections Lc les attentions nécessaires, onvoit des pendules ne pas varier d’une seconde en deux mois ,6c de cinq secondes en une année (a).

Cependant fort peu de tems après l’invention d’Huygens, ons’apperçut d’une source d’inégalité. Picard en 1669 remarquaque les horloges à pendule retardoient en été, 6c avançoienten hiver. On en donna alors une mauvaise raison ; voici lavraie : la chaleur dilate tous les corps , elle les étend , elle lesalonge ; le pendule devient donc plus long en été , 6c il ne peutpasser ainsi la longueur qui lui a été assignée pour battre les se-condes , fans employer plus de tems à fes vibrations ; ss ce tems estaugmenté d’une soixantième partie, il ne fera plus à peu près que59 vibrations en une minute, 6c à chaque minute l’horlogeretardera d’une seconde. Le froid qui resserre les corps , quidiminue leur volume, 6c accourcit leur longueur, produit desesters contraires , 6c les horloges avancent en hiver. Pour nepas revenir íur cette matière , nous dirons qu’on a imaginé

(A) Hist, de l'Acad. des Sc. T. I, p. 7$,

(a) M. dc la Lande , djiron, art,