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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 175

il n’est pas nécessaire qu’il y ait tant de divisions fur le limbe,l’ouvrier peut y mettre plus de foin ; elles peuvent être vérifiéesles unes après les autres par l’obfervation (a) : 6c quand on aplacé lê fil à plomb fur la division la plus prochaine de lahauteur qu’on veut observer, si l’astre fe trouve au centre dela lunette , le fil marque la hauteur précise ; mais si l’astre nes’y trouve pas, comme cela arrive le plus souvent, on va lechercher avec le fil mobile , avec le curseur du micromètre ;&c par le moyen d’une échelle graduée, on connoît le cheminque ce curseur a sait, l’espace du ciel qui y répond , pourl’ajouter à la hauteur marquée par la division du limbe. Cetteapplication des micromètres semble facile, elle tient nécessai-rement aux deux autres inventions ; on croit qu’elle a dû moinscoûter à l’esprit humain. Cependant elle n’a été faite que qua-rante-sept ans après les deux autres, 6c on la doit au chevalierde Louville, qui en eut l'idée en 1714, idée qui perfectionnala pratique de la science {b),

§. XIX.

C e qui est bien extraordinaire , c’est que l’application deslunettes aux instrumens dastronomie , quoiqu’elle eût uneutilité sensible , ne fut pas d’abord généralement adoptée ;cette invention , digne d’éloges , fut combattue par les raisonsmême d’utilité qui dévoient la faire adopter ; elle donnoit unmoyen plus facile 6c plus sûr de pointer à quel point d’un astreon vouloir ; elle assuroit la direction de la vue; on crut que lesalidades 6c les pinnules étoient plus exactes. De célébrés astro-nomes 6c de grands observateurs s’obstinerent à les conserver.Hévélius étoit à la tête de ces opposans , Hévélius , qui étoit

(b) Mém, Acad. Sci. année 1714, p. 6 ;.

M m ij

(a) lnfrà, Liv. VII, Z. 14.