33 o HISTOIRE
planètes. Casiìni s’attacha donc à suivre les éclipses pour déter-miner les révolutions ; mais il reconnut bientôt , commeGalilée l'avoit déjà reconnu avant lui , que ces révolutionsn’étoient pas toujours égales ; 6c il est aisé de voir que celadoit être ainlì. Pendant que le satellite marche dans son petitorbe, la planète, ainsi que son ombre, marche dans le sien;ôc lorsque le satellite revient au lieu où il s’étoit éclipsé, sombren’y est plus , elle s’est avancée , 6c il faut que le satellite sat-teigne pour s’éclipser de nouveau. Ce n'est pas assez d’avoirparcouru le cercle entier, il faut qu’il parcoure un espace égalau chemin qu a fait Jupiter. Le teins qu’il emploie à parcourirce cercle 6c cet espace , est celui de sa révolution qui seroictoujours égale, si Jupiter avoir toujours la même vitesse. Maiscette planète , comme toutes les autres, se transporte à pasinégaux dans son orbite elliptique ; cette inégalité se manifestedans la révolution des satellites, parce que Jupiter allant plusvîte ou plus lentement, ils ont plus ou moins de chemin àfaire pour atteindre sombre où ils se plongent. Les inégalités,quand elles font connues 6c calculées , n’embarrassent pointles astronomes, ils en dépouillent les observations ; 6c ils par-viennent à cette égalité plus simple 6c plus commode , verslaquelle ils tendent toujours, quoique la nature s’y refuse sanscesse.
§. x v i l
L’intervalle entre le moment de simmersion où le satel-lite se plonge dans sombre, 6c le moment de son émersion,où il en sort, est la durée de séclipse. Dans l’instant du milieu,le satellite est au milieu de sombre, il est dans la ligne droitemenée du Soleil par le centre de Jupiter, comme la lune ,dans ses éclipses, est dans la ligne menée par les centres du