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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 371

constamment le pendule de la même longueur. II rapporta mêmeà Paris le pendule fixé à cette longueur, nécessaire pour qu’ilbattît les secondes à Caïenne ; &C ce même pendule arrivé àParis ne les battit plus , l’horloge auroit avancé de la mêmequantité dont elle retardoit à Caïenne. Un phénomène si extra-ordinaire ne pouvoit avoir que trois causes : un alongement dela verge de métal qui forme le pendule, alongement causé parla chaleur ; une résistance de Pair plus grande, qui retardoitplus qu a Paris le corps dans fa chute, & rendoit plus long lerems de la descente ; enfin une diminution dans la pesanteurdu corps même. Mais l’horloge ne retardoit pas en conséquenced’un alongement du pendule, èc en vertu de la chaleur ; carelle eût subi des variations <2c retardé proportionnellement àcerte chaleur. D’ailleurs i’expérience enseigne que les métauxne se dilatent pas si sensiblement : une verge de cuivre ou defer, longue de trois pieds comme le pendule, exposée à unetempérature telle que celle de.Caïenne, ne s’alonge que d’untiers ou d’un cinquième de ligne (a) ; ce qui est fort différentd’une ligne êc un quart dont il fallut accourcir le pendule. Quantà la résistance de l’air , il faudroit, pour produire cet effet,qu’elíe fût bien distérente à Caïenne de ce qu’èlle est à Paris ;il faudroit que la densité de ce fluide fût considérablementaugmentée. Cette densité auroit des effets fur la santé deshommes , & fur la respiration ; il est fort douteux qu’on pûtvivre dans une atmosphère capable de cette résistance : &í cequi doit faire entierement renoncer à cette explication , c’estque l’horloge n’ayant pas été construite pour vaincre cetterésistance, le pendule perdroit peu à peu son mouvement; &s’arrêteroit, à moins qu’on ne mît à l’horloge un poids plus

(a) M. Bcrthoud , EJsaisur Vhorlogerie, T. II, p. 113.

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