DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 3 S ?
l’analogie philosophique le font penser, pourquoi la lune a-t-elledes terres , des montagnes , des vallons íans eaux , fi ce n’estparce que le principe de tout ce qui est liquide, la chaleur étantentièrement évaporée, le froid a tout desséché , 6 c le sol estresté dur 6 c aride ? En même te m s le mouvement a celle avec la.chaleur, 6 e on ne doit pas s'étonner de cette constance inalté-rable, observée depuis cent cinquante an? fur la face de la lune.
§. VIII.
Ie changement que Picard avoit observé dans la méridiennede Tycho (a ), éleva une autre question qui a mérité d’étre dis-cutée par Dominique Caíîlni. On demanda si ces cercles des-méridiens , si ces points des pôles que l’on croit fixes 6 cinébranlables fur la terre , ne font pas capables dc quelquechangement. La méridienne que Dominique 0 asti ni avoit tracéedans l'église de Sainte Pétrone à Bologne, s’écartoit de plu-sieurs degrés de celle qui avoit été décrite quatre-vingt ans.auparavant par Egnace Dante \b). Cette idée n’étoit que renou-velée , les anciens avoient eu ce soupçon; ils comparèrentavec foin les parties du ciel correspondantes à celles de laterre , observant les cercles célestes qui répondoient alors aux.montagnes , aux promontoires , 6 c aux endroits les plus remar-quables du continent. On examina de tems en tems 5'il n etoitpoint arrivé de changemens dans cette correspondance , 6 c onen remarqua quelques -uns qui parurent aster sensibles. Era-tosthenes (c ), ayant consulté les cartes plus anciennes que lui ^trouva que les montagnes de la partie orientale de la terren’étoient plus dans la situation marquée fur ces cartes ; elles
(j) Supra , p. 555. TransactionsphiJofopliiqiics-, ann. 1658.-
(ó) Caillai , la meridiana del tcjnpìo de. N°. 141. .
S. Petronia. (p) Strabon , Gccgraph. Lib, 11 , p.