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Tome second.
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4 i S HISTOIRE

au mois de Novembre suivant (a) , dix minutes plus tardcjue les iuílans marqués , ce qui fut confirmé par les obser-vations (b).

§. X X V.

On juge bien que la découverte ne fut pas admise sanscontestation , &C que les savans ne se rendirent pas d'abord àcette preuve de la vérité. II est une certaine prudence qui doitles rendre circonspects à l'égard des vérités nouvelles , quifont, pour ainsi dire, trop neuves 6c trop extraordinaires.La lumière est instantanée pour nos sens , dans nos petitsespaces terrestres : Descartes l’avoit supposée telle dans l’expli-cation de ses globules élastiques ; Le c’étoit une grande autoritéque celle de Deícartes ! On imagina une hypothèse astrono-mique , qui pouvoir expliquer tout ; mais elle n’étoit ni vrai-semblable, ni physique (c) : on fut obligé de l’abnndonner pourcelle de Roëmer, qui étoit physique & vraisemblable, puisqu ellectoit vraie. En ester si , comme Descartes l’a pensé , le phé-nomène de la lumière est produit par une longue file de glo-bules élastiques , qui transmettent à une de leurs extrémités lechoc reçu à l’autre, la lumière ne peut être instantanée qu’ensupposant le ressort parfait ; mais cette perfection est idéaleLe mathématique , la nature varie dans leur proportion lesqualités des corps , êc nous , par nos abstractions, nous dé-pouillons absolument les corps de ces qualités. Cette méthodeest utile pour la connoisiance approchée de la nature , mais àla rigueur la nature dément ces méthodes ; elle n’est quenuance Le mélange : il n’y a point de corps où cette élasticité

(a) CVtoit au commencement de Sep- Trans phil. 1677, N°. 136.tembre t 676 tpi'i! K t cette prédiction. (c) Mém. de l'Acad. des Scien. T.I,

(i)Métn.Ac.Sc.T. I,p.i4QiT. X,p.39s. p. 140.