DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 417
§. I I.
Flamsteed n’avoit pas encore vingt -six ans, qu’il s’avançapour mettre d’accord les astronomes , 6c pour prononcer furune question importante , celle de l’équation du tems. L’inter-valle écoulé d'u n midi à l’autre, la durée d’un jour est inégale;Hypparqtie s’en étoit apperçu , mais cette vérité étoit restéepresque fans usage depuis dix - huit siécles. Cette inégalitérésulte, nous Lavons ditfj), Sc de l’inclinaifon de l’écliptiquefur l’équateur , Sc de l’inégalité du mouvement du soleil. Cescauses étant connues , on peut calculer la quantité dont lesjours font plus grands ou plus petits, Sc leurs différences accu-mulées font ce qu’on nomme l’équation du tems ; elle sert àréduire les jours inégaux à une durée égale qui devient unemesure constante. Tycho n’avoit admis que la premiere cause,Sc son équation du tems étoit imparfaite. Longomontanusson disciple penfoit qu’on avoit eu tort de négliger la secondepartie qui naît de l’inégalité du soleil , à moins que le mou-vement diurne de la terre ne fût lui-même altéré , Sc ne fîtune compensation, (b). Lorsque le soleil plus éloigné , paroîtfaire moins de chemin dans son orbe, ce chemin moins long,ajouté à la révolution de l’équateur , fait un jour un peu pluscourt. Mais st, par une caule quelconque , la terre fe mouvoirplus lentement lur son axe, elle feroit des jours plus longs àcet égard , Sc les deux inégalités pourroient fe détruire. Képlerapperçut très-bien les deux vraies causes de l’équation du tems ,mais malheureusement il en ajouta une troisième fondée furce que la vertu motrice du soleil devoir accélérer la rotationde la terre , rendre les jours plus courts , Sc par conséquent
(b) Riccioli, Almag. T. I, p. 179.
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00 Supra, Tom. I, p. 90 ,