HISTOIRE
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de la puissance ? La philosophie éclairée ne le prête qu’avecréserve à l’analogie souvent trompeuse ; il faut du moins tirercette conclusion d’une considération plus générale Sc plus vraie.Les globes célestes, dont nous pouvons juger par le nôtre, fontcomposés de matière; nous voyons que notre globe renfermedes corps de différente espece , les uns plus compactes Sc plusdurs, les autres moins serrés dans leurs parties Sc plus facilesà diviser : ceux-ci pesent moins , ceux-là pesent plus, Sc àvitesse égale, font capables d’un effort plus grand ; s’ils pesentplus, c’est que fous un volume semblable, les corps plus ferrés,,plus compactes, contiennent plus de matière ; Sc s’ils fontcapables de plus d’efforr, c’est que cet effort est proportionnéà la quantité de matière Sc à leur masse plus ou moins solide.Les globes des planètes font dans les espaces de l’univers ceque font les substances , les minéraux semés dans les couchesde la terre ; ces globes font inégalement ferrés Sc compactes,ils font formés de quantités différentes de matière, Sc enconséquence ils sont capables de plus d’effort : de là naît lanotion complette de la force centrale ou attractive, Sc la raisonde la différence des forces qui résident dans les corps célestes ;c’est que leurs forces respectives font proportionnelles à la quan-tité de matière, ou à la masse de ces corps.
§. X I.
Cette conclusion est d’autant plus légitime, que nousretrouvons fur la. terre l’attraction que les phénomènes célestesont révélé. Nous ne parlons pas des attractions magnétiquesSc électriques , le fer aimanté , les corps frottés attirent lespetits corps voisins ; mais par des loix particulières Sc quisemblent différentes des loix de la gravité. Cette attraction ,propre à certain corps, est du moins un exemple de celle qui
leur