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Tome second.
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HISTOIRE

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non mutuelle & combinée , plus forte que celle qui formoit lepremier lien, la substance retenue se sépare de la liqueur, qui s em-pare de la substance nouvelle qu’on lui présente; celle-la se préci-pite au fond du vase , celle-ci disparoît par l’union intime desparties, Sc se confond dans la liqueur. Ces molécules exercentdonc à de très-petites distances, à des distances proportionnéesà leur foible masse , une attraction semblable à celle que lesglobes célestes exercent dans les espaces de l’univers à desdistances énormes. La grosseur de ces molécules, leurs figures,qui peuvent se toucher en peu ou en beaucoup de points »diversifient toutes ces attractions. La mobilité des fluides faitsupposer que leurs parties, toujours prêtes à glisser les unesfur les autres , font plus séparées par cette raison de figure ,ont moins d’adhérence , à cause de la matière du feu inter-posée &C mêlée dans tous leurs interstices. Cependant en unis-sant deux liqueurs, telles que l’huile de tartre Sc I’huile devitriol, leur composé produit tout-à-coup une masse solide & coa-gulée , parce que fans doute les molécules plus fines de l’une rem-plissent les intervalles des molécules plus grossières de l’autre :la proximité permet une attraction plus forte, Le l’adhérenceforme la solidité; cette adhérence augmentée produit la dureté.La cohésion des parties d’un corps, c’est-à-dire, la résistancequelles opposent à leur division , étoit un mystère inconce-vable pour les anciens. On conçoit bien que la matière peutavoir des parties primitives 6c indivisibles ; nos divisions ma-nuelles & humaines ne parviennent jamais à ses parties insen-sibles, nous n’en avons pas la prétention. Mais les corps nefont évidemment qu’une aggrégation de molécules palpables,placées les unes près des autres ; quelle est la force qui les ferre ,qui les retient, qui résiste souvent à nos efforts Le aux âge n sles plus puissans ? Newton a porté la lumière de son génie dans