T5 o HISTOIRE
surface , porté à la distance de 1500 lieues de cette surface,Lc libre de s’étendre par son ressort, rempliroit toutes lesrégions des planètes jusqu’à la sphere de Saturne, Lc encorebien au-delà. On volt que la matière des comètes, libre dese raréfier dans un milieu fans résistance, peut-être peu consi-dérable , quoiqu’elle occupe un grand espace ; elle en occu-peroit plus si elle ne s’évaporoit pas continuellement. Notreatmosphère éclairée de la lumière du soleil, éteint presquetous les astres Lc la lune même, tandis que Tatmolphère descomètes , également éclairée du soleil, laisse voir à traversson épaisseur la lumière des plus petites étoiles : cette matière-est donc infiniment plus rare Lc plus subtile que celle de notreair.
Newton tire de ces considérations une nouvelle preuve quel’éther, dans lequel nagent les comètes, n’est capable d’aucunerésistance sensible. Non-seulement il n’arrête point les corpssolides , il n’altéré point leurs mouvemens ; mais les vapeursdes comètes, élevées en colonnes au-dessus de leurs globes,suivent le cours de ces globes , 6 c font entraînées par eux.L’éther ne résiste donc pas plus aux vapeurs légeres qu’auxcorps solides ; Sc cependant le moindre choc des molécules del’éther disperseroit celles des queues des comètes ; ces queuesseroient auíîì-tôt détruites que formées. Mais nous les voyonsdurer, Sc si elles cessent de paroître, il y a lieu de croire quec’est par leur ascension continuée , Sc par une dilatationdevenue excessive. Newton, qui saisissoit tout ce qui lui don-noit quelque prise, réfléchissant sur la déflexion Sc la cour-bure qu’on avoir remarquée dans la queue des comètes , pensaqu’on en pouvoir tirer une induction du tems que la vapeuravoir employé à monter. Lorsque cette vapeur s eleve en vertudu mouvement d’afcenlîon que lui donne la chaleur, elle n'en