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Tome troisième.
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5 s HISTOIRE

de Tare céleste ; il faut donc bien connoître lc lieu de ccsétoiles, ou du moins être sur que ce lieu apparent ne changepoint dans l’intervalle d’une observation à l’autre. Jadis onpouvoit les employer avec sécurité , on les regardoit commeabsolument fixes : depuis on s’est apperçu que plusieurs des plusbelles étoiles ont un mouvement propre; l’abcrration dû lalumière, découverte en 1728 par M. Bradley, nous a fait con-noître que le point du ciel où nous voyons les étoiles , n’estjamais celui où elles font réellement : leur lieu apparentvarie fans ceflc dans le cours d’unc année. M. Bradley , heu-reusement né pour les progrès de l’Astronomic, cherchant ,comme nous l’avons dit (a) , à découvrir la parallaxe annuelledes étoiles, les avoit observées avec une constance un cou-rage dignes des nobles récompenses qu’il a obtenues. La pre-mière fut la découverte de cette aberration produite par lapropagation*successive de la lumière, combinée avec le mou-vement de la terre. Cependant cette connoiíTancc ne suffisoitpas encore pour rendre raison des petits mouvemens apperçusdans les étoiles ; mais lorsque dans des variations compliquéeson en a saisi une qui fuit des loix connues , les phénomènesdeviennent plus simples , on peut y voir plus clair. Ce fut lefort de M. Bradley ; cette première découverte lui en valutune seconde : il vit que les étoiles placées près du colure dessolstices , avoient un petit mouvement particulier. L’étoile >du dragon lui parut chaque année monter constamment versle nord, depuis 1727 jufqu’en 17^6; ce changement indi-quoit que l’étoile s’étoit approchée du pôle , ou que le pôleavoit eu un mouvement pour s’approcher d’elle. Mais commecette étoile n’étoit pas la feule qui manifestât le phénomène ,

(a ) Supra , Tome II. p.