! 3 o HISTOIRE
fée du même objet. Si, par exemple, on observe lc soleil aveccette lunette, on voit entrer à la fois deux images de cet astre,l’une par la droite, l’autre par la gauche. Elles s’avancent Tunevers l’autre avec une double vitesse j l’attouchement qui fe faita u centre est d’autant plus prompt. L’instant du passage del'astre au centre de la lunette est l’instant où les deux imagesfont entièrement l’une fur l’autre ; Le si l’axe de la lunette estprécisément dans le méridien , on observera directement lepassage du centre, ce qui n’a jamais été fait. Lorsque l’astreobservé est une étoile, on est dispensé d’éclairer les fils , parcequ’il ne s’agit que de saisir i’instant où les deux images de l’étoilefont précisément l’unc fur l’autre
Après avoir raconté ces découvertes 8c ces inventions, nousdevons considérer une partie de l’Astronomie, qui demande lestravaux constans des Astronomes : c'est la connoissance desmoyens mouvemens des astres, Le celle de la position Le des di-mensions des orbites ; c’cst cette partie qui fans cesse est recom-mencée , Le toujours pour sc perfectionner. La déterminationde plusieurs de ces élémens est difficile. Inexactitude dépendd’une longue fuite de recherches; chaque siécle doit les renou-veler pour y employer les nouveaux moyens de perfection: plu-sieurs de ces élémens changent; il faut apprécier ces chan-gemens & en tenir compte. Cette partie fondamentale del’Astronome a été cultivée avec zele dans l’intervalle que nousvenons de parcourir.
Les théories de toutes les planètes ont été fixées Lc renou-velées en Europe, il y a un siecle, par Dominique Caffini Lcpar Halley , comme elles l’avoient été jadis en Egypte parHypparquc Lc par Ptolémée ; mais le tems avoit déjà oté auxmodernes quelque chose de la perfection que les anciens ontentièrement perdue. M. de la Caille établit de nouveau la