r8S HISTOIRE
bornes que nous nous sommes prescrites. II n’y a point dedoute que le premier partage de Tannée Sc du mouvement dusoleil n’ait été en deux parties. Le tems où cet astre cesse demonter vers le nord , celui où il cesse de descendre vers lemidi , voilà deux époques remarquables dans Tannée , Scune division naturelle de la course solaire. Le moment deséquinoxes , Tobservation de Tégalité des jours 8c des nuits afourni une nouvelle division en quatre parties. Celle en douzelignes n’est qu’une subdivision de celle - ci , un partage deebaque quart du cercle en trois parties ; enfin chacune de cesparties a encore été divisée en trois portions, chacune de dixdegrés. Cette hypothèse , déjà très-naturelle par elle - même ,est autorisée par la tradition. Celles de TAsie portent qu'ondivisa d’abord le zodiaque par les solstices Sc les équinoxes ,& que ccs quatre parties, trop étendues, ont été subdivisées,chacune en trois (a). Les Egyptiens attribuoient à Hermès plu-sieurs divisions successives en deux, en quatre, en douze Sc entrente-six parties. Mais lorsqu’on a subdivisé les intervalles deséquinoxes Sc des solstices en trois parties , si on y a destinédouze constellations , chaque équinoxe Sc chaque solstice a dunécessairement répondre au commencement d’unc constella-tion ; voilà notre principe. En conséquence , comme Eudoxcnous a laissé une description de la sphère, telle qu’elie étoitquatorze ou quinze cens ans avant notre ère , nous avonsremarqué que les points cardinaux y répondoient au quinzièmedegré des constellations du Bélier , de TEcrevisse, de la Balance& du Capricorne. Nous avons dit, conformément au principeque nous venons d’établir : les étoiles , les constellations ontchangé de place depuis la division primitive; elles ont avance
4«) Albategnius , de Scitntii Stellarum , C, i.
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