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sourit su Médecin qui s’approcha d’clleen composant son vií'age le mieux qu’il luifut possible. Enfin , rompant le silence , illui adressa ces paroles qui décelaient letrouble de son ame.
Semblable à Cléopâtre & à Aspasie , vousvoulez , belle Fatmé , pénétrer dans le sanc-tuaire de la Médecine. Ces Femmes illustresse sont fait instruire par des Médecins detout ce qui concernait la Beauté. Les heuresde leur loisir étaient consacrées à cetteétude utile. Plus belle 8c plus spirituellequ’elles, vous ferez encore de plus grandsprogrès. Jamais leur Médecin ne rempliravec autant de plaisir la fonction dont jedois in’acquitter auprès de vous. Les sen-timent que vous inspirez sont... Tout-i-coup il s’arrêta. II s’apperçut qu’il allaitfaire une déclaration d’amour dans un lieu ,où le seul amour de l’Empereur doit régneren tyran.
Fatmé feignait d’être distraite , de peurd’être obligée de se plaindre d’un discoursqui lui causait tant de satisfaction. F.lle pritaufli-tôt la parole , comme si elle n’eût rienentendu. Eh bien ! Abdeker, dit-elle , c’estdonc aujourd’hui que je dois recevoir lespremieres leçons de votre Art ? Accomplis-sez votre promesse , je vous écouterai atten-tivement.