SVR LA VIPERE. 9 s
ayent immédiatement precedez 8t poussez.Car cette façon de mordre, en luy tenantles mâchoires, & en enfonçant fes dents furquelque animal, quoy qu’elle laisse plus desuc jaune fur la partie mordue » que la mor-sure de la Vipere, mordant d’elle-mefmeparirritation, n’est suivie d’aucun accident fâ-cheux , 8c fe guérit comme vne simple playe;au lieu que l’autre est suivie de la mort, lorsqu’on manque de moyens pour la destour-ner.
L’effet, donc , du venin estant tout spiri-tueux , & n agissant que selon que les espritsfont plus ou moins irritez, 8c poussez, Sc se-lon qu’ils trouvent les voyes plus ou moins li-bres, nous avons droit de l’imputer aux es-prits irritez , n'en ayant trouvé aucune tra-ce, ny réelle, ny apparente dans toutes lesparties visibles. Mais pour mieux appuyernos fentimens fur ce sujet, nous marqueronsicy ce que nous pensons, touchant í’actionde ces esprits irritez.
Ces esprits poussez parla colere que la Vi-pere avoit conceuc, trouvant les ouverturesque les dents ont faites, suivent leur inclina-tion : 8c comme c'est leur propre d’avancer8cdepenetrer.ils en cherchent d’abordtou-tes les voyes , 8c ils avancent plus ou moins,suivant la facilité, ou la difficulté qu’ils yrencontrent. De là vient que la morsure est
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