SVR LA VIPERE. _ mde Tabac,dans la peau du dessous d ss ventred’vn Chien , d’abord il hurla bien sort, St ilcontinua ses hurlemens demy quart-d’heure,se démenant, St courant en rond, tantost secouchant, tantost se relevant, & cependantse vuidant souvent par haut St par bas, Strendant des excremens plus liquides que d’or-dinaire. Il ne vouloit pas manger , St il bû-voit seulement coup sur coup , aprés quoy ilvomissoit, mais il n’en eut autre mal. Lc celapassa insensiblement, St peu aprés , sans au-tre accident.
Nous avons irrité vne Vipere , St nous a-vons tâché de l’obliger à mordre le corpsd’vneautre Vipere, qu’à dessein nous tenionsà la portée de ses dents ; mais encore qu’elleouvrît la gueule, St qu’elle se mît en estât demordre , elle se retenoit, St n’enfonçoit passes dents dans le corps de l'autre, ce qui nousporta à les pousser nous mesmes en luy pres-sant les mâchoires : mais la Vipere morduen’en receut aucune incommodité. Nous a-vons pourtant remarqué qu’vne Vipere, àqui nous avions fait avaler de l’essence de Ta-bac, St que nous tenions encore par le colavec des pincettes, se mordoit ellemesme :mais comme l’essence feule ne manquoit pasà la faire mourir, il n'y avoit pas lieu d’attri-buer fa mort à cette forte de morsure , quiestoit apparemment vn effet des mouvemens
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