m EXPERIENCES
té maligne, 8c les domte en telle forte qu’ilsn’ont point d'aâion fur ranimai qui a estémordu j ce qui est à mon sens aster difficile àconcevoir , 8c qui est possible estably fur desfondemens peu solides.
Nous espérons que parmy plusieurs expé-riences, celles des cinq Pigeons, mordus l'vnaprés l’autre , par vne mefme Vipère irritéetoutes les fois, 6c dont le dernier mordu mou-rut le premier, lors que la Vipere estoit plusirritée, 6c qu’elle estoit plus épuisée de sonsuc jaune : 6c celle du Pigeon mordu par vneVipere , à qui nous avions fait mordre plu-sieurs fois auparavant du pain, 8c mefme juf-qu’au sang , afin que le suc en fut bien osté,6c qui néanmoins fut suivie de la mort du Pi-geon ; Ces expériences , dis-je , prouverontd’vn costé.que le suc jaune ne contribuë rienau venin , 6c de l’autre , que ces esprits irri-tez , aydez des ouvertures que les grandesdents leur ont preparées, en font la feule 6cla véritable cause.
La morsure faire par vne Vipere, non irri-tée, dont on tenoit les mâchoires, 8c de quion faifoit enfoncer les dents en les pressantfur le corps d’vn Pigeon, qui fe trouvoit auffifort accompagnée du suc jaune, 8c qui néan-moins ne fut suivie d’aucun mauvais accident,de mefme que la piqueure faite par les mef-mes dents arrachées d’vne teste vivante, ou