BU MOUVEMENT LGCAI, î 43Une presence passagère. Or , de quelque façonque l’on considéré ces présences constantes oupassagères Z s'il y a quelque action ou quelquelortes de cause dans le corps , qui doive pro-duire cette fuite de diverses présences dans lemouvement ; >1 n est pas moins besoin d’actionou de force dans le repos pour conserver une.même presence ; parce que conserver une cho-se , c’est la produire continuellement^ II est"donc manifeste , qu’àprès que la presence au-ra été produite par le corps dans le premier:instant , ( je parle dans le sens de ceux quiveulent qu’il y ait une véritable production d etces présences ;.) il faut quelle soit encore pro-duite de nouveau dans Finstant suivant parlé même corps , afin qu’il demeure en. repos-.Or il me semble qu’en cela il y a autant d’ac-îion , & autant de force , que pour produi-re dans ce second instant une seconde pre-sence , au lieu dé reproduire la premiere 3& l'on peut en ce. sens-servir du vers d’unAncien :
Non minor est' virtus , quSm qutrere' }part a tueri.
Ainsi', soit qu il faille produire à chaque ins-tant une nouvelle presence pour le mouve-ment ; soit: qu’il faille auísi à chaque instantreproduire là même presence pour le repos reela reviendra toujours au même , & le corpsta’aura pas moins à faire pour se conserver cet-te même presence , se tenir en repos , queKour produire dé nouvelles présences-, & seconserver dans le mouvement. D’où enfin iffaut. conclure , que comme le corps , dès- là