DU MOUVEMENT LOCAL if?fînt de douleur que le corps : comme nousvoyons qu’une main , qui frappe fur une autremain , se fait à elle-m âme autant de mal qu’el-îe en fait à l’autue, si elle est aussi délicate. Lamême chose se conçoit encore en supposantqu il y ait deux clous entierement égaux à de-mi fichez, l'un au corps a , & l’autre au corpsB , & que dans le mouvement du corps a con-tre B les deux tètes des clous se rencon-trent ; car pour lors nous concevons que danscette percussion ces deux clous sont fichez plusavant , & qu’i! n’y a point de raison qui puissenous faire croire que le clou de B soit plus en-foncé que celui d 'ct : au contraire , puisquetous les deux clous font égaux & égálemeutpointus , & les corps également durs, fans au-cune autre differencc -, il faut necessairementque ces deux clous soient également frap-pés , & fichés autant l’un que l’autre. Ainsi,nous pouvons mettre pour une maxime gene-rale, que lorsque deux corps se frappent , h tpercussion ejl mutuelle 0“ égale de part ©"■d'autre.
jrill. Un corps mobile rencontrant unautre corps en repos , lui donné tout fanmouvement, & demeure lui-même im-mobile.
Reprenons maintenant nôtre exemple. Lecorps A se meut avec un degré de vitesse vers«î , & là il rencontre tout droit le corps B ,& par la percussion lui communique son mou-vement , qui portera le corps B avec un degré4e vitesse vers h, suivant ce que j’ai montré an