Ktf DISCOURS
XXVI. Remarque fur l ! argument dnP. Riccioii.
Je ne puis m’empêcher de faire ici deux re-marques à l’occasiert de la percussion oblique.L’une est: touchant l’argument que fait un desgrands hommes de nôtre siécle, pour décider Laquestion de mouvement de la terre. 11 prerendque si les corps peians deícendoìent par uneligne courbe,telle que la décrit Galilée , Les pes-tassions des corps pesans ne se feroíenc pas com-me nous voyons qu'eìles se font. Car à mesurequ’un corps tombe de plus haut, il frappe aussiplus fortement : enserre que la percussion seradix fois 8 c vingt fois plus grande d’une chûtede 100. ou 400. fois plus haute : cependantdans rhypothese que cet Auteur , dont je par-le , combat, la force de la percussion devroìc ,ce semble , être toûjours La meme ; au moinsay auroit-il aucune difference sensible quel-que difference qu il sc trouvât dans les«auteurs des chûtes : perce que le corpspesant iroic sur cette ligne courbe d'une•vitesse par tout presque uniforme : & commeîa force des percussions est toûjours propor-tionnée à la vitesse ; il conclut que les vitessesétant toûjours égales en quelque hauteur quece foie , les percussions le seront aussi. Mais cetargument n’est pas concluant ; parcs que lavitesse demeurant toûjours la même , les per-cussions peuvent diminuer, si elles se font obli-quement : & si nous pensons que les boulets a ,b , c , frappent La muraille en d , tous avec lamême vitesse , mais plus obliquement les unsqu e les autres ; certes la percussion de celui