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sorte que M. DescarteS n’a pas eu raison de met-tre une heure pour le rems que la lumière eru-ploiroit à venir de la Lune . Et comme bail-leurs toute la démonstration , qu il prétend fai-re ensuite , est établie sur ce fondement ; cer-tes, ce fondement venant à manquer, il fautque toute fa démonstration tombe en ruine.
Mais ce n’est pas fur cela que j’insiste da-Yantage contre M. Descartes ;il me semble qu’ilL bien plus manqué dans la fuite de son rai-sonnement même. Car il faut remarquer qu'ilS aporté fa démonstration , comme si elle étoitégalement convainquante dans l’hypothefe deTyco , & dans celle de Copernic : Et pur pou-•voir y dit-il , conclure la même chose , soit quer,om supposons que la Terre se meuve , soit quece soit le Soleil, &c. Posons donc que le So-leil soir immobile au centre du monde A : quela Terre fe trouvej ^ quelquefois en B ,
& la Lune en C,en forte qu’A B G
. soit une ligne droi-
XWWMf’/zís tâ te, que la lumière
/H venant d’A , 8c
’s'"' passant par B , em- ,ployé une demi-^ heure à aller en-
fuite jufqu’à C ,& une autre demi-heure à revenir de C jusquesà B ; alors ceux qui font fur la Terre B , ver-ront la Lune , ou plûtôt son éclipse en G.Mais alois aussi ceux-là mêmes verront enco-re le Soleil en A , où non seulement il étoitune heure auparavant , mais où il a toujoursdemeuré immobile. Pourquoi deac M. Defcas-
A