zí6 DES EORCES
descendre sans que l’autre ne le hausse-, & cha-cun faisant effort d’alìer en bas,à cause de sa pe-santeur, tous deux demeurent en équilibre , lorsqu’ils sont égaux ; mais s'ils ne le sont point,le plus grand l’emporte , Sc contraint le pluspetit de monter contre la nature & rinclinatioades corps pesons.
JI. Et dans d'autres corps.
Si au lieu de mettre deux poids égaux dansles deux plats de la balance , pn hen mettoi:qu'u n d'un côté , Sc que de l’autre un hommeprît le plat avec la main , & le tirât en bas , ilpourroit se faire que cer homme tempérât entelle sorte la force dont il tire , qu il ioûtien-droit le poids opposé , fans l'obliger de monterdavantage , Sc fans lui permettre auíîì de des-cendre, En ce cas , nous concevons que la for-ce de cette main feroit égale à celle du poids;& si maintenant au lieu de ce même poids , onsuppofoit qu'une autre main tirât de son côté ,avec autant de force que faisoit le poids ; alorsnous concevons une espece d'équilibre entreces deux mains , qui tirant à forces égaleschacune de son côté , ne peuvent fe surmon-ter l’une l'autre , & par conséquent demeurenttous deux immobiles.
11 J. Sont le sujet de la Statique.
C’est donc de ces forces nécessaires pourmouvoir le corps nonobstant la résistance desforces contraires , qui agissent de leur côtépour empêcher ce mouvement ; c’est , dis-je ,de ces forces que nous devons traiter main-