M O U V A N T E S. 147parties qui font simples-*font a.u milieu, com-,me le nez, la bouche, le menton : ou si elles nefont pas au milieu , il y a quelqu’autre paryede l’aucre cqcé qui les contrebalance , comme ,le foye & la rate , le cœur & les poulmons, ,De même > s’il y a par le devant des parties qui ,soient extraordinairement pesantes > il nc man-que pas d’y avoir par le derriere d’autres par- 'ties qui fassent le contre-poìdsjSc Galien a faitune belle remarque force sujet. De plus, la na-ture a fait les animaux en telle sorte, que dans ,toutes leurs postures , ils entretiennent leur é-quiíibre en distribuant toujours également dcpart & d’autre tout le poids de leur corps. Ain-si ceux qui ont un gros ventre se panchent enarriére;,au contraire, ceux qui sont bossus , ouqui portent quelque fardeau fur le dos,se cour-,bent en devant. Quand nous nous baissons pourramasser quelque chose à terre , nous reculonsun pied,ou du moins toutes les fesses ; car au-trement nous tomberions, y ayant plus de poidsfur le devant : d’où vient qu’on ne sçauroit rienamasser à terre un peu avant, lorsque l’on meifcs talons joignant contre une muraille. Demême , quand nous trébuchons , & que nouspanchons d’un côté fur le point de tomber ,nous étendons incontinent le bras ou la jambede l’autre côté > afin que le bras ou la jambeétant ainsi éloignée au delà des pieds olî de laligne de direction, ils ayentplusde force pourcontrebalancer le reste du corps. Cet équili-bre paroîc encore dans les oiseaux qui volent;car leurs aîlès servant d’appui & de centre , ilj a coíìjcuis un poids égal de part Sí d’autve.Ainsi les oiseaux qui ont un long col > ont aus-si de longues jambes , quils étendent en arrie-
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