z6t DES FORCES
dans ce cas il ne faut pas plus de force à mou-voir un grand corps, qu’à en mouvoir un périt;& qu’tl n’y aura pas plus de peine à mouvoirdix parties , qu’à en mouvoir cinq , puisque niles cinq , ni les dix ne font aucune résistance Etcertainement,puisque une boule en frapant con-tre une autre boule qui lui est égale , peut lamouvoir, & en li mouvant, lui donner toute favitesse , comme tout le monde en convient ; siBous venons à considérer cette seconde boulejointe à une troisième qui n’ajoûce aucune nou-velle résistance ; n’est-il pas visible que la mê-me force qui fuffifoit pour mouvoir certe secon-de boule,quand elle étoit seule,suffira austì pourla mouvoir avec la même vitesse,quand elle estjointe à cette troisième , qui n’aporte aucunenouvelle difficulté ? II est bien vrai que dansl‘état où nous sommes , nous avons plus depeine à remuer une grosse pierre , qu’à en re-muer une petite ; mais il n’y a personne qui neíçache que cela vient de la résistance que causela pesanteur de ces pierres.Car si la grande pier-re n’écoit pas plus pesante que la pente, il n’y apoint de doute que nous la pourrions mouvoir,avec la même facilité.
X///-C Ce cjtie dit M. ‘Descartes de larésistance des corps dans le repos ,nef pas raisonnable »
M. Descartes soutient que les corps fans au-cune pesanteur , ont d’eux mêmes la force de5'attache dans le lieu où ils sont en repos , enforte qu’il y a de la peine à les arracher de là ;mais cela est inconcevable : car le moyen dcconcevoir, qu’un corps puisse s’atcacher dfcns le