2i{?4 DES FORCES
& le confirmerai même par tant d’expériences,quej’espere qu’on ne trouvera, plus étrange ceque j‘ai avancé dans.ce §. ;i.
LV. Giiim petit corps peut donner toutefa v'tejfe à un grand corps.
Cependant pour me servir maintenant de ceque je viens d établir dans ce discours touchant:tes plans inclinez. Nous pouvons considérer lespoids homogènes e Sc c ( fig. de la page 149. )qui étant en équilibre , sont néanmoins fortinégaux , ensorte que c peut être dix fois &ccent fois plus grand que n'est e. Dans ce cas, si,nous venons à ajoûter quelque chose,pour petitqu’il soit , au poids e , ce poids l’emportera , &en descendant i! fera monter avec une égale vi-tesse l’autre poids c. II est donc visible que cepetit corps e peut non seulement mouvoir uncorps dix fois à cent fois plus grand que lui ,mais encore lui donner toute fa vitesse , ce quisuât pour démontrer ce que je prétendois.
LVl. tsn corpj'fïat fur un plan incliné „
Si an lieu d’une boule nous imaginons un;corps plat, &. que les surfaces de ce corps &du plan incliné fussent si polies,, que ce corpspût glisser fans nulle résistance’ ;. nous conce-vrions que ce corps feroit le même effort que laboule pour descendre; & toute la difference quenous remarquons maintenant , lorsque nous vo-yons qf une boule descend, plus aisément que nefair un corps plat , vient de ce que les surfacesne font jamais si polies , qu’elìes n’ayent quel-que. rudesse, qui fait que l’utie racle courre fau-