DES FORCES
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L XXXV. Nui corfs ne fe r o tas t qu à forced'êt-re tiré.
Cependant il est bon de remarquer que nuicorps absolument ne - se rompe jamais , quequand ses parties font trop tirées ; & si un ver-re qui résisté à la traction fe casse quand on leveut faire ployer, c’est que par le moyen de cet-te inflexion , on tire les parties convexes avecplus d’effort qu’on ne Içauroit faire en tirantdroit le verre par les deux bouts, comme l’onpourra voir 4ms la fuite de ce discours.
LXXXVl. Difficulté de caser m œuf enle prefant de bout en bout.
C’est pour cela qu’on trouve une si prodi-gieuse résistance, dans un œuf qu’on voudrait-écraser en le pressant debout en-bout.entre lesdeux. mains : ce qui paroît bien surprenant aceux qui n’en íçavenr pas la raison , vû que la.Coque desœufs est fi fraise, & qu’on peur lesrompre avec tant.de facilité , loríqu’on lespresse en d’aurres sens; La raison de ceci est ,que la coque étant brusque , ne peut.se rompre,à moins qu’elle ne ployé : or quand on pressel’œuf par les deux bouts , fa coque ne fçauroitployer- Car imaginons l’œuf A B , & qu’on lepresse pour faire approcher les deux bouts.Afin que le bout A s’approchâe de B , &.qu’ilfiât par exemple en n, il faudtoit cjue les co-tez C D s’élargiffmt comme l’on voit en c.d -, en forte que tout le tour c d fût plus grandque n’est le tour C D ; ce qui ne.fe peut taire.,par ce que la coque d'ceuf ne peut point s'al-
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