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■missent pas entièrement , & qui ne cenfideretUen vous que ces SUçalitez héroïques , qui vousmt fiât agir avec tant de courage dans lesArmées , & avec tant de conduite dans vosGouvernemens. Mais ceux „ qui connaîtront lagrandeur surprenante de votre Esprit ; cetteetenduë prodigieuse de Connaissances ; cettefacilité incroyable à penetrer les Sciences lesplus profondes , ne trouveront pas st étrangeque je vms offre un Livre , dont la Matièrefait aujourd’hui le sujet des plus grandes Con-testations des Philosophes ; & qui servant auxautres de sujet d, leurs plus serieuses médita-tions , fera pour Vous un divertissement , &vous pourra donner quelque relâche dans vosoccupations plus importantes. Vous y verrez. ,MONSEIGNE UR, une opinion bien ex-traordinaire touchant la Natwe des Bêtes ,■emsquelles on ôte un avantage qui ne leuravoit jamais été contesté. On les dégradé dterang qu'elles tenoient parmi les Efires au des-sus des Elemens & des Plantes : On les privede tout sentiment : On ne veut pas mime leurpermettre de vivre ; on souffre seulementqu'elles se remuent , & qu’elles fassent paroî-tre au dehors quelques mouvemens semblablesa ceux des Montres & des Horloges : ín unmot , on les réduit toutes au rang des Machines& des Automates. Comme il n'appartient qu’kV Homme seul de commander aux Animaux »selon la remarque d’un Saint Pere ; il n’appar-tient aussi qu à lui seul de juger de leur Na-ture. Et je puis dire qu’en cette rencontre ,tous les Hommes ne font pas des Juges compe-tans pour prononcer fur une affaire fi délicate.Aujst voyms-mus que les Philosophes les