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fophes à priver ainsi les Bêtes de co nnoiffance& de sentiment ; & si l’on trouve ensuite queje ne suis pas de leur avis , peut être juge-ra-t-on que cc n’est pas au moins faute ct’a-voit considéré leurs raisons, & j’dlpere que cesMessieurs ne nie reprocheront point ce qu’dsnous disent ordinairement , que nous jugeonspar prévention , que nous les condamnons fattsles entendre , & que la préoccupation cousempêche de penetrer les matières. Voici donc,à mon avis , les raisons qui peuvent favoriserleur sentiment.
XI. Les monvemens naturels se font ennous fans cowioijfance.
Il est certain que dans nous-mêmes il se faitplusieurs monvemens , sansqu’il y-interviennedu côté de nôtre ame aucune pensée. Nomdigérons les viandes samy penser , dit le sça-vant Boëce ; nous respirons aujfi dans le som-meil sans y prendre garde. De íorce que selon. la remarque de saint Grégoire de Nyise , t cesmonvemens qui ne précédent d'aucune forte depensée , ni d’aucun aÛe de Ix volonté, doi-vent dependre de quelque autre cause ; sca-voir d’une certaine chaleur, & comme il avoirdit un peu auparavant > de la machine duCorps. Ce que je dis de la digestion Sc de larespiration , il le Saut encore entendre dc iâpalpitation du cœur , du battement des antres,
* Acceptas efeas siue cogitatione transigimusîn somno spiritual ducimus acscientcs, &e. l.s.»Gonsol. pr. ii.t De Opihc. hom. cap. zs.
E. ic. i |