DES BESTES, §9 r
éloigné du centre a plus de force î Que le brasélevé pourra soutenir tout le poids du corpsqui commence à tomber! Que le centre de nô-tre pesanteur doit toujours être droit au des-fiis de nos pieds ? Et cependant les enfans & lesidiots pratiquent toutes ces réglés avec la mê-me justesse que ls plus habiles Philosophes.Toures les réflexions que nous faisons fur lesloix du mouvement & de l’équilibre font inu-tiles dans la pratique ; & bien loin que cesConnoissances nous puissent servir dans les oc-casions -, elles nous f« oient trés-nuííîble* , siaous voulions les "-rpìoyer ; étant certainqu.-, i-ì-u:, laií-x a tous ces moavcmens
qu.mc . ■■■ / puions pas, que quand nousy peinons ; Sc si dans ces te contres où noussommes fur le point de . nb:t , nous nousavisions de commander >, nus bras les mouve-mens que nous jugerons les plus propres, Scles plus justes , assurément nous ferions par-terre , tandis que nous délibérerions. 11 fautdonc avouer que tout cela fe fait en nous fansconnaissance , ou que du moins la connaissan-ce que nous en avons quelquefois par réflexionn’enestp.ts la cause, puisque ces mouvemensnous previennent , & que toutes les penséesque nous avons pour lors , nous empêchentplus qu’elies ne nous aident. Si donc des mou-vemens si reglez , si proportionnez au besoin ,& si conformes aux loix de la plus fçavante-Philosophíe , peuvent fe faire si à propos dansles hommes fans aucune connoilfance ; pour-quoi veut-on que les Bêtes agissent par coa-_noissance ? Et pourquoi n'avouera-t-on.pas avecnos Philosophes , qu’elles peuvent faire parla feule disposition de la machine de leurs corps,
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