DES BES T ES. _ 449eôtèndre. Que s’il n’est pas moins certain queles Bêtes voyent & entendent , qu’il est mat:!,íèste qu’elks ont des yeux & des oreilles ; n’clt-il pas.encore indubitable qu’elks connoiíîent,puisque voir , entendre & généralement sentir,emporte du moins quelque soite de connoiíì'an-ce, & qu’une intime perception du côté de Ta-nne n’entre pas moins dans Teffence de la vue& du sentiment , que le fait du côté du corps, ,l’exterieure disposition de T organe /
hX XVII. Connaissances sensibles, & con-naissances intelleíluelles, ■
Pour bien démêler une matière si embarras-sée , je croi qu’il ne saut que bien expliquer ceque c’est que coiìnoiflance spintuelle,& ce quec’est que connoiísance sensible ; & si Ton peutfaire voir la nature de Tune & de T autre , avecleur difference , je suis persuadé que toutes lesraisons que je viens de raporter ne nous feront -pas grand peine ; & qu’au contraire, il né nousfera pas fort mal-aisé de prouver qu’en effet lesBêtes ont des connoistances sensibles. Voici-donc , ce me semble , ce qui peut contribuer à iTíntcliigejicc de ces choses, .
LXXVIIIJ Qu ïïf a en nous àesconnoif-ssances ìm elletluelles. ■
La conneissance spirituelle, on, si vous vou»-lez, inteileduelle , est une-perception intime , ,par laqi< Ile . nous appçrce»on$ tellement an ob-jet , que nous nous appreevons de cela même, -c’est-à-dire, une perception qui emporté essen-•Bellement avec elle une dpecc de réflexion. -
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