DES BESTEl- 461cìpes que nòus faisons les nôtres dans plusieursde ces rencontres, où. il y a infiniment plusd’industrie que dans tous les mouvemens desBêtes. Et certainement, il ne feroit point rai-sonnable de vouloir que le bruit que fait unchien en abboyant, fe fasse avec plus de con-noissance que le son des paroles d’un Prédica-teur.
XÇIL Mais qu 1 elles agissent aussi parde s principes a peu près semblablesaux nôtres.
Mais aussi,à considérer la grande ressemblan-ce qui sc trouve entre la maniéré d’agir des ani-maux & celle des homme$;iI faut dire,fans dou-te, quelle procede à peu près des mêmes princi-pes dans les uns & dans les autres. N'cst-il pasvrai qu’un chien voit son maître , & que dansla foule il le distingue de tous les autres hom-mes, de la même maniéré que nous voyons leslettres dans un livre , & que dans une si grandemultitude nous les distinguons les unes des au-tres } Pourquoi donc ce chien s’adresseroit-ilà cet homme plutôt qu’à un autre , s’ilne sa-voir vu Sc' distingué de la sorte ? Pourquoi lutferoit-il tant de caresses ? Pourquoi donneroit-il par tant de sauts extraordinaires, des marquesd’une si grande allégresse, si en le reconnois-sant il n'avoir ressenti quelque impression , quile détermine à faire tous ces tressaillemens, dumoins en la maniéré que nous ressentons quel-que impression qui nous détermine à mouvoirles yeux en lisant , sans que bailleurs nous yfassions aucune réflexion g II est donc indubi-
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