r 4*9 DE LA CONNOISSANCE
CXll. Est préférable à 1‘opinion de htmachine .
Mais si nous reconnoissons une fois quíl y Lune ame dans les animaux qui apperçoive lesobjets, qui les distingue & qui par la vue Stle sentiment soit déterminée à agir ; nous n’a-vons plus nulle peine à comprendre commentfe font toutes ces diverses actions , puisque l’e-xempledece que nous expérimentons en nous»mêmes nous instruit suffisamment > & nous con-vainc que ces mouvemens fe peuvent faire dans.les Bêtes , comme ils se font en nous,par la di-rection d'un principe , qui connoît & qui dis-tingue les objets. Ainsi , à ne considérer cesdeux maniérés d’expliquer la nature des ani-maux, que comme deux hypothèses, dont l’unesuppose une ame , & l’autre de certaines dispo-sitions de la machine qu’on ne sçauroit bail-leurs déterminer ; je ne croi pas qu’on puisseraisonnablement contester que celle qui suppo-se des âmes, ne soit sans comparaison la plusnaturelle.
CXIIL Cette deElrìne des Formes n est patme pure hypothèse.
Mais d’ailleurs, j’ài fait voir positivementqu’il n’y a disposition imaginable de machinequi suffise à nous faire concevoir comme quoiles Bêtes peuvent sentit &,appercevoir, commeelles sentent & apperçoivent ; & qae j>ar con-séquent il faut necessairemenr reconnoirre quel-que chose outre toutes ces dispositions de par-ties Sc.de ressorts que nous connoissons. Ainsi, il
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