4?-. DE LA CONNOISSANCEpeuvent pas être fans aine. Mais dans ce cas jcù nous supposerions que Dieu eût fait unemachine toute semblable à une Bête , tous lesmouvetnens s’y trouveroient ; ils seroient pro-duits fans aucune connoissance , Sc fans aucunsentiment ; nous ne trouverions aucune diffc-rence dans cette machine qui nous la fit distin-guer des animaux ; en un mot, nous la pren-drions pour un véritable animal.Pourquoi doncne dirons nous pas qu’en effet tous les animauxsont des machines ? Quelle raison nous obligeà croire que leurs mouvemens sc fassent avecconnoissance ? Et puisqu’on peut se passer d’unprincipe connoissant , pourquoi prend-on plai-sir à s’embarrasser l’esprit, en admettant sansnécessité une chose aussi difficile à concevoir ,qu’cst une ame-materielle capable de connois-sance Sc de sentiment ì
CXV. Une machine qui Imite en tousses mouvemens les aSUons des ani-maux.
Je ne pense pas qu’on puisse m’opposcr riendç plus fort après ce que j’ai dit , pour l’éclair-cissemenr des autres difficultez. Voilà pour-quoi je dois faire mon possible pour répondreà cette derniere objection , & j’espere aussi d’ysatisfaire pleinement. On convient assez , quevoir, entendre , & generalement sentir, emporteessentiellement quelque sorte de connoissance :nos Philosophes nouveaux en tombent d’ac-cord ; ils sont les premiers à nous faire remar-quer que le sentiment est une efpece de con-naissance ; & c’c st pour cela que nous voulant-.