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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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DES ÇHAPITRES»

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SECTION V.

Comment se fait la Vision Rompue.

L A maniéré y enlaqueste un saint <£ unobiet visible , direBement oppose ,envoyant ses rayons a íœil , y formeson pinceau THoptrique > fi dépeintson image fur la retine , an fond deb œil. z6 .

Z es rayons visuels, ayants pénétré la tu-nique cornée , (f l'humeur aqueus , del’œil j ne souffrent pas grandes refra-ïiions , fur la superficie antérieure , debhumeur cristallin $ encore qu il soitmoins rare^que b humeur aqueus-, d'au-tant , que fa convexité spherique , esconcentrique , d celle de la cornée , fide b humeur aqueus , qui font pareille-ment sphériques, lis ont leurs plusgrandes refraillons , lors qu ils péné-trent la superficie postérieure , du cri-stallin -, qui leur est opposée j fidetres-petite sphere ; fi s* r laquelle , ils setrouvent beaucoup incline 37'Za maniéré en laquelle , un point laté-ral , d’un obiet visible , forme oblique-ment son pinceau Dioftrique ; (s dé-peint son image fur la retine , en b œil.

3 S

Tous les cônes , des rayons , envoyez^ dechacun des points latéraux de bobiet ,vers b œil , s entrecouppent 5 fi coup -pent aufiì les rayons du cône direB , enb ouverture de b uvée , ou pupille deb œil j les cônes latéraux , y changentréciproquement , leur situation naturel-le , en son opposée ; les supérieurs ,yestants faits inférieurs s fi au contrai.re ì les inférieurs , supérieurs ; les dex-ttes,senestres , fi au contraire , (sc.faisants en fuite leurs incidences^par lessommets de leurs pinceaux ; en la partiedu fond de la retine , opposée en situa-tion , a celles des points de b obiet , quiUs envoyent. 38

La Radiation , ou vision direffe , diffèrede b'oblique , ou latérale , d!un point. d'un obiet visible ; en six circonstancesprincipales. La premtere , que la di-reíle , est pleinement receue , de touteb ouverture de la pupille de b œil , (fi-forme un cône droit. Mais la latérale ,estant oblique ; est restreinte , (fi dimi-nuée j en la pupille de b œil s fi- ne formequ un cône stcalene . àbautant plus di-minué , que le point de b obiet qui y en-voyé ses rayons , est éloigné de b axe ,du cône direcl ; fi quille regarde plusobliquement. La seconde, que la ba-

se du cône direB , est circulaire ; fi cellede l'oblique , ou latéral y est elliptique ,La troistème , que b axe , du cône di-recl , ne souffre aucune refraBian, enpénétrant toutes sortes de milieux , dif-féremment transparents \mais ceux descônes fcalenes , se rompent autant defois y qu Us traversent de milieux disse -remment diaphanes. La quatrième ,que autant que le sens est capable d'enjuger , tous les rayons du cône direB ,estants tres-ptoches de leur axe , s'as-semblent comme en un mesne point ; onassez, proche , et un mesme point , en laretine ^ mais non pas ceux des cônes 0-blìques. ( Où il faut remarquer que iedis , autant que te sens en peut ìuger :car la nature , qui est t r es-subtile , Lfaire la sensation , peut discerner lesdifférents concours , des cônes homony-mes, contenus dans le cône total direB ;fi s’en servir pour en faire resulterb espace de la vifion de laquelle t nousserons voir , qu ils font la cause ; ceque le sens ne peuì pas faire . ) La cin-quième , que le cône direB y tend tou-jours au milieu de la retine ; mais lesobliques y qui font des points latéraux y

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