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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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é LA DIOPTRIQVE OCVLÁIRÈ,

Définition. -

rz. Cône , ou Pyramide optique, est la figure que forment les rayons vi»^ - fuels, prolongez dans un Milieu diaphane, juíques à l'oeil 5 où ils concourenten un point.

Tab. 3. L’Objet qui envoye ses rayons vers ce point du milieu, estant de figure ron-fig. j . 6 . jde, ou circulaire, forme un cône de rayons ; mais estant d’autre figure, formeune pyramide : l’un, Se í’autre, ayant son objet, pour base ; Se son sommet aupoint dans le milieu, où ses rayons concourent. Par exemple, l’objet a b c d ,estant rond, ou circulaire, 8e réunifiant ses rayons au point e, dans le milieu jforme le cône de rayons ae, be, ce, de, Lee. mais estant d’autre figure,comme icy triangulaire, il forme la pyramide de rayons fi, g i , h 1, Lee. quiest aussi triangulaire, Lee.

Définition.

14. L’axe du Cône, ou de !a pyramide optique, est celuy de tous les rayonsenvoyez d'un objet à l’ceilj qui y tombe perpendiculairement , ou à angleségaux.

De tous les rayons qu’un objet envoye à l’œil, il n’y en peut avoir qu’un per-pendiculaire , tous les autres y tombent latéralement, Le par conséquent incli-nés, Le obliquement ; comme il paroistaux deux figures précédentes, ausequelles l’axe est e f , & 1 k j 8e cet axe , ou rayon perpendiculaire, est le prin-cipal du cône, ou de ía Pyramide Optique.

SECTION II

' DE LA V J S 1 ON S 1 M P L E , OV DIRECTE.

INTRODVCTION

E n’est pas une des moindres questions controverféesentre les Opticiens ,de fçavoir en quelle maniéré, Le enquelle partie de l’ccil, se fait la vision. Et d’autant queje la considère comme la porte, nécessaire pour entrerá la parfaite connoisiance du sujet que je traite en cet ou-vrage ; sens m’arrester aux diverses Opinions, des dif-férents Autheurs fur cette matière ; je feray le possiblepour en donner icy, non seulement une décision net-te , 8e fuccinte , mais encore une élucidation sincere :qui ne contribuera pas peu á en donner l’intelligence entiere, fondé premie-rement, fur mes propres expériences ; puis fur celles des Autheurs approuvez,spécialement cle JCepIer , que j’y ay trouvées plus conformes , comme auxprincipes que j’en ay posés. Et pour ne laisser aucun lieu d’équivoquer furce sujet, je remarque premierement que,

_ L’œil estant composé de parties disseremment diaphanes, 8e ses humeursment°pr- aque-us, cristallin , Le vitré, n’estants pas également rares, ny entr’eux , nyler, il comparez à l’air : il s'enfuit qu’à moins d’admettre que la vision se fasse en lavilonfen- ^use superficie exterieure de la Tunique Cornée, ou par le seul rayon princi-pìemcnt pà! ) ce qui est contre la raison, Le fexperience : il faut necessairement con-airecte. clure, qu'à proprement, Se precifement parler, il ne se fait point de vision sim-plement directe. Puisque cette disserence de diaphaneïtez des humeurs de