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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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ÍO LA DIO P T RI QV E ÒCVLAíRE,

- terieure Je l’hiïmeor cristallin de l’ceil z il est évident, que puisiqu’â tous lespoints de ce milieu , se font des concours de rayons, de chacun des points del’objet 3 donc aussi à tous les points de cette superficie de l’humeur cristallin,Tab. 3. qui est posée dans ce milieu, íé feront des concours de rayons, de chacun des9 ' points de l’objet. Par exemple, soit en la figureprecedente l’objet visiblea b ,duquel les deux points a , &b , & tous les entremoyens, jettent spheri-quement leurs rayons dans le milieu, ou fur cette superficie de l'humeur cri-stallin , posée dans le milieu. Par conséquent, ils jettent aussi chacun un rayon,à chacun des points du milieu, afin d’y concourir par ce moyen, comme l'onvoid que le point a , par exemple, j et tant un rayon au point c du milieu, &le point b , pareillement 5 les rayons a c, b c, de ces deux points ab, con.courent au point e ,èc contribuent avec tous les autres qui y font envoyez,de chacun des autres points entremoyens de cet objet à former un cône , oupyramide de rayons, qui a son sommet au point c , du milieu , ou de cette su-perficie c d , de l’humeur cristallin, pofëe dans ce milieu 5 Le fa base en toutl’objet a b . tous les points duquel y envoyent chacun un rayon. De meímele point b , de l’objet, envoyé un rayon au point v, du milieu ; & le point a ,semblablement ; Le ces deux rayons b d , a d , concourants au point d , avectous les autres que chacun des autres points entremoyens de l’objet,y envoyent,ils forment tous ensemble un cône , ou une pyramide de rayons, qui a sonsommet au point d , du milieu ; ou de la mesme superficie de l’humeur cristal-lin, posée dans ce milieu ;&sa base de mesme en tout l’objet a b. Et l'on doitconcevoir le semblable, de tous les autres points de cet objet ab, & de queLconque autre : car leurs rayons considérez conjointement, font neceííàire-ment des concours, semblables à ceux que nous avons veus aux points c , & d,dans tous les autres points du milieu ; Et consequemment à tous les autrespoints de la superficie antérieure de l’humeur cristallin cd, que nous avonsposé dans ce milieu3 tous les points de cette superficie estants les sommets,d’autant de différents cônes, ou pyramides, à la formation de chacun des-quels, chaque p oint de l’objet contribue un rayon ; Ces cônes, ou pyramidesayants comme les précédentes, leur base chacun, en tout l’objet. Et voila les .deux sortes de Radiations, par lesquelles les objets visibles, produisent leursespeces, á l’effet de. la parfaite vision.

Axiome.

20. Tous les objets seulement, Le non autres, peuvent estre veus 3 de cha-que point desquels, peut parvenir un rayon à l’œil.

Cela doit estre expliqué en cette maniéré , qu’aucun objet ne peut estre en2tierement veu, si l’ceil est empêche de recevoir un rayon de quelqu’un de íèspoints. Car i’eípece, est la ressemblance de l’objet visible, par la 7. Défini-tion 5 & l’ceil ne peut voir un objet, que par la réception de son espece , parle ij. Axiome, qui ne Iuy peut estre portée que par le rayon visuel, par la 8.Définition. II est donc évident, que si quelqu’un des points d’un objet visible,ne peut envoyer un rayon à l’œil, il ne luy envoyera passion espece 3 & par con-séquent, ce point de cet objet ne pouvant estre veu, ce mesme objet, ne pour-ra estre entierement veu.

Axiome.

21. L’œil, d’une pleine ouverture , tous empéchemens ostez , peut voird’un seul aspect 3 tout l’hemiíphere du Monde.

C’est pour cette cause, que l’Auteur de la Nature a fait la capacité de laTunique Rétines où se fait la vision , par le 16. axiome ) plus ample que l’he-ia°Tuni- miíphe.re,- comme j’ay remarqué en fâ description Définit. 16. D’autant, queque Reti- si elle n’eùt eú précisément, que la capacité hémisphérique, les rayons ex tre-