SECONDE PARTIE. 93
nous doivent estre dansla fuite de cette section , en íjpeciale considération,p œil estant donc en cette position, où il ne peut voir aucun objet , mais feusOrnent cettenebuleufe lumière, que nous avons ‘dit. C’est pour lors que lanature , luy tendant ce voile, comme pour luy cacher son mystère ; fe prepare?; Produire cet admirable effet : réversion de l’eípece, en la représentation de■ objet. Mais cette position de l’œil,au point de concours, est encore singuliè-rement considérable, pour un autre non moins admirable effet, qu’elle pro-duit : car quoy-que I’œil, il’y puisse rien voir, des objets tres-éloignez, qui en-voyent leurs rayons parallèles par les27. Sc 28. Axiomes, commeferoitauxpoints f, Sc m, des 1. Sc 2. Propositions : tout de mefme pourtant, que le pointl °^j ec visible , estant posé tres-éloigné, fes rayons font leur concours pro-che du verre ; parles menues 1. SC 2. Propositions. Demefmeréciproquement,* e point de l’objet visible , estant posé tres-proche du verre, le point de con-cours de ses rayons en fera tres-éloigné, parla 4. Conséquence de la secondeI imposition. Et par conséquent, P œil, qui ne peut rien voir des objets éloi-,gnez, estant en leur point de concours ; ne laisse pas, de voir parfaitement encette position, les objets qui sent plus proches du verre, en leur situation droi-* e , Sc naturelle , puisque en ce lieu, il est encore entre le mefme verre conve-Xe , Sc leur point de concours, qui est plus éloigné.
RESPECT V
S I l’on retire donc tant soit peu P œil, de cette derniere situation ; alors, ilse trouvera au dessous du point de concours de ce verre j & en cette nou-velle position, ses rayons doublement rompus en íà pénétration, cqmmence-r °nt sortants de ce verre, à s’incliner les uns, aux autres ; fe faisants conver-§ e nts : par la 4. Conséquence de la 2. Proposition. En forte, qu'ils peuventconcourir ensemble, s’ilsfont suffisamment prolongez , plus loin que Pobjetvisible, à une tres-grande distance, par le 28. Axiome. Mais P oeil, en cetteposition, ne peut encore voir par ce verre, aucun objet,
RESPECT VI.
L ’Oeil, se retirant encore un peu du verre, derrierefon ]point de concours,ses rayons en sortants doublement rompus, feront maintenant leur con-c °urs en se retirant, Sc s’approcsiant toujours davantage du verre ; premiere-ment,en un seul point de Pobjet visible éloigné, par la mefme 4. Coníêqueri-ce de la 2. Proposition, Sc en cette situation ; il ne peut voir par toute la lar-geur du verre, telle qu’elle soit, que ce seul point de Pobjet ; d’autant, que ceP°mt , luy paroist tres-grand; mais dans cette extrême augmentation , il luyP aí- oist aussi dans une extrême confusion. A cause quel’œil, quoy-que posé auoessousdu point de concours 5 en est encore trop proche.
RESPECT Vil.
L ’Oeil, continuant de fe retirer, Sc éloigner encore davantage, du point dcconcours du verre y ses rayons qui en íortent doublement rompus, estantsPfolongez vers l’objet, n’y feront plus leur concours; mais toujours en se re-tirant, éé s’éloignant de Pobjet, ous’approchant du verre : par la mefme 4.vonsequence de la 2. Proposition. Et pour lors, ces mefip.es rayons, prolon-^4 outre ce point où il concourt, jusques â Pobjet ; de convergents qu’ilse tosent faits par leur feule réfraction,par les 1,8c 2. Propositions : estants
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