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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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SECONDE PARTIE.

PROPOSITION LV111.

L'ON PEVT TELLEMENT ACCOMMODER DEVXOculaires Dioptriques , un a chacun des deux yeux -, qu ils y pourront. en un mefme temps , parfaitement voir , ( chacun , parle sien , ) un mef-í me obiet ; a quelconque distance , proportionnée à t étendue, de leurpuisfance vifive. -

V p p o s e' le contour des deux yeux, vers l’objet 5 & leur disposi-tion requise, pour en recevoir les deux axes, ou rayons principaux, àquelconque distance qu’il puisse estre } par la precedente Propo-sition : le requis dela présenté , est évident. Car si l’on accommo-de deux Oculaires Dioptriques, exactement semblables,& égaux ,de quel-conque eípece 5 en forte, que les deux mesin es axes, ou rayons principaux de* a vision, qui sortants de l’objet, font directement portez dans les centres, despupilles, 6c des humeurs, des deux yeux * pénétrent auparavant, 6c passentPrécisément par les centres des verres, chacun de son Oculaire, qui luy est ac-commodé: pour lors ces deux Oculaires, se trouveront conjointement dispo-^ ez , Lc réciproquement contournez, comme il est requis, pour faire voir à cha-cun œ ii ^ séparément, chacun par le sien , l’objet qui les envoye , soit proche,loit éloigné. Car il est évident, que le rencontre des verres, de chacun de cesdeux Oculaires ,ne fera point d’obstacle àla vision , de chacun œil séparément;P a r chacun ion Oculaire rd’autant que, ses axes les traversants perpendiculai-rement , parleurs centresj ils parviennent tout de meíme à chacun œil,ques’ilsles avoient point traversez ; par le 33 . Axiome. Orn’y ayant aucun obstacle,n y de la part de la situation de chacun œil, ny de leur adaptation , à chacun sonOculaire ; qui puiílé empêcher que chaque œil séparément, nevoyeee mes-objet, par chacun son Oculaire propre, qui luy est spécialement disposé àcet effet: par conséquent, il n’y a non plus d’obstacle, qui puisse empêcher,*l ue chacun des deux yeux, ne voye conjointement ce mefme objet, & en mes-me temps ; chacun par son propre Oculaire. Car tout de mefme, que ces deuxOculaires estants ainsi assemblez, 6 c disposez 5 chacun des yeux peut alterna-tivement seul, se servir, 6c regarder par celuy de ces Oculaires, qui luy est ex-pressément accommodé , pour voir ce mefme objet qui luy envoye son axe:ce pendant que l’autre demeure alternativement fermé , suivant la communemaniéré d’user de l'Oculaire. De mefme, par conséquent, les deux yeux, peu-vent ensemble, 6í en mefme temps } se servir chacun, de l’Oculaire qui luy estAccommodé : 6c voir parfaitement ensemble, le mefme objet, qui leur envoyees axes. Ce qu’il faloit démontrer.

COROLLAIRE .

L On peut évidemment voir, dela doctrine precedente, combien se sontabusez , ceux qui se sont imaginez, qu’il n’y a qu’à tenir le verre imme-iat de l’œiI,fort grand, en l’Oculaire Dioptrique 5 6c faire en sorte, qu’iltransmette les rayons parallèles hors du tuyau , pour y pouvoir appliquer leseux yeux.- croyants pouvoir par un tel Oculaire, voir réellement des deuxyeux conjointement, un mefme objet 5 en meíme temps.

V